8 MAI 2017

Monsieur le Maire,

Mesdames et Messieurs les élus, du conseil municipal

et du conseil municipal des jeunes.

Monsieur le Lt Col Foubert représentant le Colonel Lefebvre chef de la BA 120 de Cazaux,

Mesdames et Messieurs les Officiers, Sous-officiers des forces armées, de la Gendarmerie et de la Police municipale,

Mesdames et Messieurs les sapeurs-pompiers de Biganos.

Mesdames et messieurs de la Protection Civile.

Mesdames et Messieurs de l’ AMAB.

Jeunes gens, collégiens allemands et Boïens

Messieurs les porte-drapeaux,

Messieurs les récipiendaires

Mesdames Messieurs.       

Le 3 septembre 1939 débutait le conflit le plus meurtrier du 20eme siècle, Avec la seconde guerre mondiale, l'univers des hommes libres a failli chavirer. Ce fut 5 années de drames et de souffrance pour notre pays. Aussi si ce 8 mai 1945 ne fut qu'une victoire pour nos alliés de l'Est et de l’Ouest, pour nous, notre pays sortait d'un gouffre au fond duquel le monde avait pu le croire fracassé. Aux avant-postes du combat, la France avait connu l'une des pires épreuves de son histoire. Elle avait été torturée dans sa chair et dans son esprit. Ayant perdu son sol, elle avait failli perdre son honneur. Elle avait vécu de mois en mois et d'année en année dans une angoisse inexprimable.

Pas un Français n'ignora, ce 8 mai 1945, l'immense enjeu de la partie gagnée. Pas un qui n'ait senti intensément ce qu'a représenté pour le pays, quand tout semblait perdu, la valeur d'âme irréductible d'un Général De Gaulle. Pas un qui n'éprouva une émotion poignante devant ces armées de nulle part où tant de vies furent sacrifiées pour que la vie valut encore d'être vécue.

Dans cette Europe en décombres où tant d'horreurs ont suscité tant d'héroïsmes, ayons une pensée fidèle pour tous ces combattants de l'intérieur comme de l'extérieur. Songeons aux combattants de la France libre qui avaient tout quitté, leurs familles, leurs amis, leurs emplois pour continuer le combat Songeons aux otages, aux chambres de tortures, aux chambres à gaz, aux fusillés. Songeons aux hommes de cœur qui, les premiers, traqués dans l'ombre, refusèrent de fléchir.

Tous les 8 mai, nous commémorons le retour de la liberté. Commémorer c'est saisir la force des générations qui nous ont précédés afin de faire des leçons de vie pour les suivantes. Commémorer c'est renouveler le patriotisme, celui qui nous unit, celui qui rassemble, qui n'écarte personne au-delà des parcours, des croyances et des origines.

Aujourd'hui 8 mai 2017, laissons notre mémoire remonter le temps et imprimer les évènements de ce dernier printemps de guerre, car les commémorations sont faites pour ce rappel.

Un vent de libération souffla sur notre pays en 1944, du 6 juin, jour du débarquement allié en Normandie, jusqu'au 23 novembre quand la ville de Strasbourg fut libérée. Un formidable espoir grandit tout au long de l'hiver qui suivit, malgré les privations encore plus dures à supporter après cinq ans de guerre, les violences, la délation et l'attente. Nous remercions ceux qui se sont battus, non pour manger à leur faim ou dormir au chaud, mais pour vivre dans la dignité et la liberté et pour que tout le monde après eux puisse en faire autant.

Ceux qui ont mené ce combat pour la vraie liberté, celle qui, une fois conquise, porte en germe et permet toutes les autres conquêtes, ceux qui, à l'image de Jean Moulin, en leur donnant vie ou en la risquant, nous ont permis d'être ici présents, à cette heure à rendre grâce à notre pays, cette France qui ne peut être la France sans la grandeur ; cette France dont nous sommes les citoyens et à laquelle nous sommes attachés avant toute autre chose. C'est la France qui s’est battue, la seule France, la vraie France, pour reprendre les formules du Général De Gaulle lors de la Libération de Paris.

Que la victoire ait été acquise alors même que tout semblait s’effondrer, alors même qu’après Auschwitz et Hiroshima l’humanité semble à jamais défigurée, Il est utile que demeure béante cette faille, où saigne sans fin l’homme humilié et bafoué de l’univers concentrationnaire, l’homme atomisé et rongé de victoires  trop coûteuses…Il est de notre devoir de ne pas l'oublier, de ne pas oublier les causes qui entraînèrent la guerre et les conséquences qu'elle entraîna à son tour, et de ne pas oublier égalementles 238 morts, victimes des attentats en France depuis 2015 dont le jeune policiers Xavier Jugelé, lâchement assassiné le 20 avril dernier.

Enfin ce jour de commémoration de la fin des combats de la seconde guerre mondiale , n'est pas un jour de fête, n’est pas un jour de liesse car comme l’a cité  le maréchal Foch au lendemain du 11 novembre 1918, il y a eu trop de morts, trop de familles qui ont pleuré leurs disparus, il doit être surtout un jour de recueillement et de souvenir pour ceux qui ont donné leur vie pour notre liberté, ceux dont le nom est inscrit ici et sur tous les autres monuments aux morts de tous les villages et de toutes les villes de France.



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