5 DECEMBRE 2016

Monsieur le Maire, mesdames et messieurs les élus,

Messieurs les porte-drapeaux,

Mesdames Messieurs,

 

En cette journée nationale du 5 décembre, un hommage solennel sera rendu dans toute la France : aux 25000 soldats français, de nos régiments, « morts pour la France », soit au Maroc, soit en Tunisie, soit en Algérie et à nos 752 morts de nos régiments, morts en Algérie entre le 19 mars et le 1 er juillet 1964.

Mais nous aurons une pensée particulière pour celles et ceux qui sont restés meurtris dans leur vie de tous les jours, depuis près de 60 ans : les veuves de guerre et leurs orphelins, les blessés physiques et psychologiques, les handicapés et amputés de guerre, les invalides de guerre.

Nous aurons également une pensée pour nos frères d’armes, les Harkis et les français d’Algérie, trompés par les accords d’Evian.

Vous, les Rappelés et les Appelés du contingent de 1952 à 1964.

Vous, les Militaires engagés et de carrière.

Vous, nos frères d’armes, les Harkis et autres supplétifs.

Vous, les Gendarmes (dont 387 y ont laissé leurs vies).

Vous, les forces de Police.

Vous, les français d’Algérie et autres rapatriés Musulmans, restés fidèles à la France.

Vous, les autorités.

Vous, nos amis de ce jour.

TOUS ENSEMBLE, inclinons-nous, avec nos Porte-drapeaux, devant nos frères d’armes, car leur seul destin fut la mort.

Près de 60 ans après la guerre d’Algérie, les événements récents survenus sur notre propre territoire (tels que les massacres du Bataclan à Paris et à Nice le 14 juillet), nous ont rappelé que les méthodes employées par les terroristes, étaient semblables à celles que nos « Morts pour la France » avaient connues en AFN.

D’autres tels nos militaires des opérations extérieures (opération Barkhane et Sentinelle) qui risquent leurs vies pour protéger les populations, tels les gendarmes et les policiers qui, en assurant notre sécurité, se font agresser, caillasser et même incendier leurs véhicules….ainsi que les sapeurs-pompiers, médecins et infirmiers, appeler pour venir secourir les blessés et malades graves…. Personne n’est épargné par ces actes de barbarie, puisqu’ils n’hésitent pas à assassiner les représentants de toutes les religions, comme les moines de Tibhirine, le Père Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray et même à agresser des imams…

Et malgré ce déchainement de haine et des plaies encore vives entre la France et l’Algérie, nous continuons à travailler nos mémoires collectives et partagées, pour aboutir à une vraie réconciliation, pas comme celle décrite dans les nouveaux programmes d’histoire des classes de terminales, que nos petits enfants vont apprendre, pour nous traiter d’assassins.

Nous devons affronter ensemble l’avenir, sans ne rien oublier, afin que notre jeunesse puisse vivre en sécurité, en paix et dans la prospérité et le respect réciproque

Alors là, oui, nos 25000 Morts français, nos 70000 harkis, nos 400 militaires disparus, ne seront pas morts pour rien…

Oswald  CALEGARI.



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