14 JUILLET 2016

Monsieur le Maire,  Mesdames, Messieurs les Conseillers Municipaux, 

Messieurs les représentants des forces de police de Biganos, messieurs les sapeurs-pompiers du centre de secours de Biganos

Messieurs les Porte-drapeaux, 

Mesdames, Messieurs, 

Citoyennes, citoyens,

Je tiens d’abord à vous remercier très sincèrement de votre présence devant notre hôtel de ville, où chaque année, avec la même solennité et la même ferveur, nous nous rassemblons pour ce devoir de mémoire. 

Commémorer 227 ans après, le 14 juillet 1789, c’est dire notre attachement à l’Histoire, à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui inspira de nombreuses démocraties dans le monde. 

C’est dire aussi notre attachement à la République qui vit le jour en 1792. 

Se retrouver et partager les valeurs de la République est un bel exemple d’union nationale. En France, pour les générations d’aujourd’hui, la Liberté va de soi. Mais il est bon de se rappeler, aussi, que celle-ci a été conquise au fil des siècles, qu’elle n’est pas un cadeau du ciel, mais bien le résultat d’une volonté commune de ses habitants. Le 14 juillet, c’est se rappeler qu’il y a de cela 2 siècles tous les femmes et les hommes n’étaient pas libres.

Se rassembler ici, aujourd’hui, cela veut dire que nous voulons montrer notre attachement aux valeurs fondatrices de la république, que nous voulons connaître, comprendre et transmettre ces valeurs afin de nous permettre d’aborder avec confiance et sérénité le monde d’aujourd’hui et de demain. 

Cela veut dire que nous avons la volonté collective de perpétuer les idéaux de la République d’égalité, de fraternité, l’esprit  de solidarité, le désir de justice  sociale et la volonté de paix perpétuelle entre toutes les nations, ces idéaux  qui constituent les assises mêmes de toute société démocratique, et que la toute jeune République française avait érigé au rang de principes universels. 

La démocratie est un bien particulièrement précieux, qui doit être défendu contre tous les assauts avec une grande vigueur. Ce propos n’a hélas rien perdu de son actualité, dans ce monde qui, chaque jour, nous offre de tristes occasions de mesurer la valeur de notre liberté. Aujourd’hui, nous tous rassemblés voulons dire avec force combien il est important de donner corps à cette démocratie pour laquelle beaucoup de sang a été versé par le passé.

Tout à l’heure nous allons chanter ensemble l’hymne national.

Je voudrais cette année revenir et clarifier les paroles les plus surprenantes de la Marseillaise : 

Cela me semble nécessaire aujourd’hui car nombreux sont ceux qui font la confusion ; je dois avouer que moi aussi j’ai toujours faite pensant que le sang impur était celui de nos ennemis. On ne peut pas reprocher leur ignorance aux quelques sportifs de haut niveau qui refusent de la chanter. Personne ne leur a dit qu’à cette époque, ce qu’on appelait le sang pur, ou le sang bleu c’était le sang des nobles qui, seuls, pouvaient prétendre au Pouvoir et à des fonctions d’officiers dans l’armée.  

Les nobles se sont enfuis devant les armées autrichiennes ne restaient donc sur le champ de bataille que des Républicains au sang impur par opposition à celui des royaliste.

Au cri de la « Patrie est en danger », c’étaient des gens du peuple qui prenaient les armes pour combattre l’envahisseur et qui étaient disposés à verser leur sang pour la liberté.

”Le sang impur” C’est le sang des volontaires de 1791, le  sang versé par les manants, les gens du Tiers-Etat… et non pas celui de nos ennemis.  Et les sillons sont des tranchées creusées un peu partout dans la campagne et les champs, lors des sanglantes batailles.

Cela devrait être précisé pendant les cours d’instruction civique dans les classes de nos écoles. Ce serait quand même bizarre et incohérent, de chanter que le sang de l’ennemi nourrisse nos terres, nos sillons.  On peut reprocher beaucoup de choses à la Marseillaise, notamment son esprit guerrier, mais pas le            « Sang impur ».

A aucun moment de l’Histoire, la France n’a désigné ses adversaires en raison d’une notion raciste liée à la pureté du sang.  Méfions-nous de cette approche socio-libertaire et antimilitariste simpliste qui avance sournoisement pour adapter l’Histoire à sa guise !…

Voilà, maintenant nous savons et nous pouvons rejoindre nos bataillons. 

C’est, convaincus du devoir de solidarité et de fraternité que nous participons chaque année à cette cérémonie symbolique. Mais au-delà de ces temps de mémoire, nous devons nous  attacher tous les jours à traduire en actes, les idéaux républicains. Il  est essentiel de rappeler que la liberté, l’égalité et la fraternité ne peuvent s’exercer sans responsabilités. La république a créée des droits mais aussi des devoirs. Chaque citoyen est responsable de ces actes qui doivent s’inscrire dans une logique collective et non individualiste. L’attention à l’autre doit être présente dans la conscience de chacun.

La fête Nationale doit être, un moment de liesse et une grande fête populaire. Des réjouissances nous attendent, à partager, en famille, entre amis. Après nos discours, Monsieur le Maire et moi-même remettrons la médaille d’honneur de l’Association Boïenne des Combattants à huit de ses membres.

 Un vin d’honneur sera ensuite servi, devant notre local au parc Lecocq et je vous y invite tous pour que nous partagions ensemble le verre de l’amitié républicaine.

Pour conclure mon propos, je citerai Mirabeau et Jean Joseph Mounier co-auteurs du préambule de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

« Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. »

Suivent les 17 articles de notre première constitution.

Je vous souhaite, à toutes et à tous, un beau 14 juillet !



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